Sexe and leave

06/08/2019 0 Par Lady Anne

Hier, au fil de mes pérégrinations sur le net, je tombe sur les conseils d’une ancienne star du porno qui donne des conseils aux hommes pour mieux assurer au lit. Elle pique ma curiosité et je suis son cours du jour, niveau baiseur débutant qu’a déjà un gros bagage mais fait l’impasse sur la « tech-nique » relationnelle périphérique à la chose. Elle commence par des précautions oratoires pour dire qu’elle va dire des choses que certains savent déjà mais que bon, y a pas mal d’hommes qui ne savent pas.

Elle est gentille, là. Moi, j’aurais dit, y en a qui savent mais qui ne veulent pas ou d’autres trucs encore plus relous que çà, mais elle a du savoir-faire, du tact, elle met l’ego du type à l’aise. En pro qui connait l’érection sujette à vacillement, elle va déballer sa sauce en allant crescendo pour pas faire débander son client, parce que là le mec, le seul truc qu’il attend, c’est comment battre le record de Rocco et du gros lapin chaud.

Donc elle explique en quelques dix minutes qui vont suivre, attention ami homme, ça va être un peu complexe pour toi, que le sexe ce n’est pas juste « je lime, je lime, je décharge, je rengaine ma chignole et je file à mes occupations plus intéressantes séance tenante » Non ? Si !

C’est que, vois-tu, y a la meuf que t’as cramponnée (terme over glamour du répertoire «sexy-rugby » dégoté à Castres qui dit, non sans une certaine élégance, le sport viril qui laisse sa minette comme une pelouse défoncée après la finale pour le bouclier de Brennus), a des attentes après. Il faut la regarder même quand c’est fait, lui causer et la « tendresser » un peu comme disent nos anciens-français du Québec et çà, tenez-vous bien, même quand c’est un plan cul « con-venu » entre les deux parties et que la meuf elle est d’accord que c’est juste « love free » et pas et cetera.

Bon là, l’ex-hardeuse reconvertie en prof de cul pour les hommes élémentaires, fait appel à un niveau de subtilité que l’homme n’a « peut-être » pas et que la femelle voudrait faire croire qu’elle a après mais pas avant, quand elle veut se faire mettre illico et que les hormones causent en mode : « Grouille là, prends-moi, tout de suite, faut qu’je jouisse et que ça saute ! »

Donc, en fait la coach des parties elle dit que les préliminaires c’est aussi pour après. Là y a comme qui dirait un problème de vocabulaire parce que les préliminaires ça veut dire l’introduction à la chose, les bons mots – t’as un ouf de cul, tes siliconés m’font vibrer, t’as bien la chatte rasée ?… – pour faire pousser la mousse afin que ton tunnel raye pas la carrosserie de son engin quand il t’astique. Après, quand la couille pendouille à vide, le mec est pragmatique, il a eu ce qu’il voulait, la vaginette sur pattes pour se déverser et un point sup à son tableau de chasse, il va pas encore se farcir la nana qu’est livrée avec. Elle se rhabille la fille et fait pas de chichis, il s’appelle pas SAV !

Moi, je ris, bien qu’un peu jaune tout de même faut l’avouer, car y a longtemps que j’ai arrêté de croire au mec Noël, à la sentimentalité de mes instincts aussi et que j’ai pris mes dispositions pour arrêter ce cirque mais en repensant avec compassion à cette femme aimable qui veut éduquer les hommes à être de bons amants, je me suis dit qu’en fait son job à elle, c’est leur apprendre à simuler… A simuler l’amour.

Je vous admire madame, vous avez la mission la plus difficile du monde. Il y a tellement de saints qui se sont cassés l’auréole sur çà, éveiller les hommes à l’amour ! Note qu’ils n’ont pas essayé par le point B, pour bite ; ils n’avaient aucune chance d’y arriver ! Moi, voyez-vous, je n’ai plus le courage, j’ai déjà essayé de le leur inculquer, mais pour tout dire, j’ai tout raté. Je ne vous décourage pas pour autant, peut être que lorsque l’homme arrivera à simuler l’amour, il sera un peu moins loin de l’éprouver. A défaut de vraiment y croire, c’est quand même un espoir.

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