Une question émerge des débats sur la PMA : Qu’est-ce encore qu’un homme ?

En plein débat, terme officiel de la joute verbale délirante sur la PMA, j’avise un  article qui recense les nouvelles élucubrations sémantiques de la majorité en marche vers le n’importe quoi. Ça commence par la palme officielle décernée à notre ministre de la santé, censée être médecin, chercheur, professeur et donc Bac+12.

Je cite (Information Orange du 5 octobre 2019)

Sur la chaîne LCP le 24 septembre, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a ainsi jugé que la fonction du père était avant tout symbolique, et pouvait à ce titre être assurée par une femme. En verbatim : « Ça peut être une femme évidemment. »

Oui, maintenant, parce qu’elle le veut bien, parce qu’elle touche probablement bien pour le grand programme complotiste un tantinet réaliste de marchandisation de la vie, elle nous tourne toutes les définitions en bourrique. Un père peut être une femme, évidemment. Et une femme peut porter des couilles quelques centimètres sous ses nibards, évidemment.
Evidemment.

Bon, après, pourquoi a-t-on seulement fait des dictionnaires sinon pour nous emmerder avec des définitions si éminemment restrictives

Je vous passe les autres métamorphoses biologico-linguistiques qui nous expliquent entre autre que l’accouchement n’est pas la cause de la filiation et que donc deux femmes peuvent être également mères du même marmot. C’est de la ministre de la justice qui ayant snifé du Lubrizol veut faire passer l’accouchement et la gestation pour une opération du saint esprit sans valeur ajoutée. J’en arrive à la question que je me pose au vu de ce que la société actuelle fait de l’homme. En effet, devant toutes ces négations de la valeur humaine auxquelles nous assistons chaque jour avec un peu plus d’épouvante, je me suis posée la question : Au fait, en 2019, c’est quoi un homme.

Pour mener à bien ma recherche, je n’ai pas été bien loin. Je me suis penchée sur le quotidien. Et que dit le quotidien qui ne va pas bien ?

D’abord l’homme naît… Ou pas!

Il peut en effet être « interrompu » à tout moment pendant son séjour in utéro par décision de sa mère, bien aidé en cela par la justice des hommes qui dans certains états accepte l’avortement » jusqu’après sa naissance. Toujours ces jeux de mots si puissamment « foutaisistes » ! Madame la femme l’ayant accouché, veut-elle ou pas le garder

Car l’enfant est l’objet d’un choix parental, possiblement de l’un des deux parents seulement puisque vous l’avez compris, le mâle est juste un préposé à fournir du gamète congelé. Si l’enfant n’est pas du bon sexe, masculin bien entendu, il peut être éliminé. S’il n’est pas conforme au cahier des charges, trisomique par exemple, poubelle itou.

L’enfant, qui est le petit de l’homme jusqu’à nouvel ordre et nouvelle version de la taxonomie révisée par les savants de la LREM, peut être le fruit au choix :

D’un homme et d’une femme accouplés par voie naturelle autrement dit par un mode reproductif archaïque en voie de disparition parce qu’il ne rapporte pas un sou et qui sera bientôt interdit comme le sous-entend par ses dénégations appuyées, la flèche de l’assemblée, Aurore Bergé: « Ni dans ce projet de loi, ni aujourd’hui, ni demain, nous n’empêcherons quelconques parents hétérosexuels de vouloir concevoir un enfant de manière charnelle», a-t-elle ainsi soutenu dans l’hémicycle le 2 octobre. L’hétérophobie commence donc ce mois-ci !

De deux femmes dont l’une héberge le petit en son ventre neuf mois et dont l’autre tripote sexuellement;la première mais sera maman à part entière bien qu’elle n’ait donné ni sang, ni ovule, ni hébergement et d’un donneur qui ne transmettra ni nom, ni présence, ni lignée. En outre, si la femme qui est en couple avec sa mère se voit comme le mâle des deux femelles, puisque le genre ne dépend plus de ses chromosomes mais de l’idée qu’on s’en fait (Il y a des naturalistes, ils font bien d’être enterrés parce qu’ils verraient détruit l’ouvrage de leurs vies), il aura une femme pour père. « Evidemment », comme l’a dit la Buzz qui a l’éclair de génie bien éteint par le politicien.

De deux hommes et donc de deux papas, papa 1 et papa 2, dont l’un est celui qui est le mari de son père qui est lui mari du premier qui l’a pas engendré mais déclaré jusqu’à ce que le divorce mette fin à leur union puisque c’est aujourd’hui le destin des mariages. Alors l’enfant issu des coucougnettes de papa 1 n’est pas certain que papa 2 dont il ne descend pas, veuille le garder pour rejeton quand il changera de mari et sera en bisbille avec son vrai papa ! Enfin on nous dit que si ! Evidemment !

Dans la catégorie des bi-papas, l’enfant peut également être fils d’un père non-binaire (genre que j’ai pas encore visualisé sur une quelconque planche anatomique, qui se dit homme et femme sans avoir jamais senti le sang couler entre ses jambes ni les seins gonfler en fin de cycle et sans jamais accepter les rôles ingrats de celle qu’il se prétend être, nettoyer la merde des autres pour commencer) et d’une mère pas naturelle, au départ masculine opérée pour « changer » de genre qui l’allaitera au moyen de seins artificiels gonflés aux hormones synthétiques ; après qu’une mère « naturelle » mais pas conservatrice du fruit de ses entrailles, le lui ait refilé après qu’il l’ait commandé !

L’enfant peut aussi être le produit de deux géniteurs hétéros, s’il en reste, dont la mère met un terme à sa grossesse plus tôt que prévu et dont les finitions sont achevées par une bulle en plastique et des tuyaux de toutes sortes. Bientôt il sera entièrement fabriqué à la machine, pour le moment l’engin expérimental a donné un mouton mais pas encore un homo, c’est d’ailleurs le but non avoué du perfectionnement des couveuses, pour qu’il soit fabriqué à la chaîne comme dans « Le meilleur des mondes ».

L’enfant peut également être issu d’une éprouvette après avoir passé par un double prélèvement d’ovocyte et spermatique, et introduit par un docte doc après que le mélange ait pris dans une matrice ou congelé pour une durée indéterminée. Là, au grand froid, si ses géniteurs n’ont plus de «projet» pour lui, il peut finir à la déchetterie sans chance d’être recyclé, en matériel génétique pour expérimentations diverses et variées ou donné ; à une femme inféconde en mal de petit, féconde qui ne trouve pas de mâle à son pied, féconde mais masculophobe qui veut pas se faire pénétrer par le sexe opposé.

L’enfant peut être aussi le fruit d’une femme stérile qu’on a sur-stimulé au moyen d’hormones qui ne sont pas les siennes ou d’un homme infertile dont on a trié et concentré le sperme à peu près potable pour essayer d’en extraire les rares machins qui bougent encore.

Il peut, selon le même principe de la science avec conscience focalisée sur la reproduction de ses deniers, être le rejeton d’un embryon de deux donneurs anonymes dont les gamètes se sont rencontrés chez Frankenstein-lab, pour inséminer une ménopausée qui n’accepte pas la loi de la nature qui a prévu que ce serait mieux pour le futur homme qu’il soit fabriqué par un corps jeune avec une longue durée de vie pour l’élever. Mais puisque femme le veut et que science le peut…

L’enfant au stade d’homme en devenir peut aussi être mixé avec des gènes animaux, porcs et moutons c’est déjà fait et annoncé et il y a probablement d’autres réussites hybrides en labo, pour devenir un OGM qui sera breveté par ceux qui l’ont créé à des fins qu’on ne comprend pas bien mais que l’appât du gain justifie bien.

D’autre part, l’enfant humain étant comme on l’a vu plus haut possiblement le résultat d’un don de sperme, il a de fortes chances d’être doté de nombreux autres produits du même branleur anonyme symbolique ce qui lui vaudrait dans une société antique d’être taxé de demi-frère ou demi-sœur mais qui lui vaudra désormais suivant le joli néologisme d’une député qui marche à côté de ses pompes d’être, un demi-génétique !

Enfin, mais c’est peut-être même pas la fin en fait, il peut être le produit de l’offre et de la demande entre un individu qui veut acquérir un bébé tout fait et une femme qui veut mettre au monde sans se faire un monde de la moralité, pour gagner des sous via un réseau de mères maquerelles parrainées par des mafias du life business organisé, qui regroupe des couveuses professionnelles dans des gynécées clapiers où elles sont inséminées de paillettes d’étalons choisis sur catalogue et livrés dans le monde entier dès qu’ils ont commencé à brailler.

Bien sûr il peut aussi, suivant une mode ancienne, être un enfant fait dans le dos, genre d’humanoïde fait contre le consentement de son symbolique qui a sauté pour de vrai une femme qui le voulait mais que lui il croyait qu’elle le voulait pas. Dans le même genre, il peut être le résultat d’un viol, dans ce cas c’est la mère qui ne le voulait pas et le père non plus mais qui voulait jouir en démontant sa mère. Il y a dans ce cas de figure l’option inceste où le baby est tout à la fois le petit-fils et le fils de son géniteur et toutes les joies de la consanguinité comme il se doit.

Nous ne pourrions finir ce panorama contemporain de la production humaine sans célébrer l’historique avatar de la procréation par voies biscornues, le bâtard. Il a lui aussi deux pères, un inconnu vrai père que sa mère a connu en douce de son père connu qui est son faux père génétique mais vrai père fonctionnel, jusqu’à ce que le test ADN lui dise que c’était pas à lui de se farcir son élevage et qu’il le fiche à la rue.

Donc, pour répondre à ma question du début, « Qu’est-ce encore que l’homme ? », nous savons déjà pour ce qui concerne ses origines que c’est un big capharnaüm où tout le monde fait ce qui lui plait sans penser plus loin que ses pulsions ! Mais Agnès, elle ne le voit pas comme moi. A l‘assemblée elle a dit : « Tout nous démontre aujourd’hui que ce qui compte c’est l’amour et la sérénité autour de l’enfant. » Ça doit être elle qui a raison. Tous ces parents sont évidemment pétés de sérénité et s’ils font tout ça comme çà c’est rien que pour l’amour de l’enfant évidemment. Evidemment !

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