Pompiers français tabassés par policiers français : les fruits logiques de nos valeurs illogiques.

Aujourd’hui j’ouvre mon ordinateur, je branche la wifi et sur quoi je tombe ? Un pompier obligé de s’excuser pour avoir traité Macron de ce qu’il montre pourtant être, après s’être fait canarder par les flics amis pour délit imaginaire de marche à pied sur les Champs Elysée en bande de bienfaiteurs organisée.

Il est blond sous son casque ou quoi ?

Oui, tenez-vous bien, son corps de sauveteurs volontaires de nous-autres quand on est dans le pétrin, espérait que Casta divo, le fils spirituel de la mafia, le cancre qui fait le beau, le noceur trompeur des soirs de manifs, celui-là allait les recevoir pour les entendre gémir de leurs faibles allocations de moyens, de leur manque de primes et de ce qu’ils se font tabasser par la racaille qu’ils  s’évertuent à vouloir soigner ?

Oh, les mecs on se réveille !

Les gendarmes qui vont défiler parce que les leurs meurent suicidés, par la faute de qui s’il vous plait, et qui n’ont pas encore compris que leur chef est pas de leur côté ?

Les infirmiers qui se font tirer dessus, les papys, les mamies, les femmes, les enfants, les boxeurs, les gaillards, tous révoltés qui se font asphyxier chaque semaine à Toulouse, à Paris ou ailleurs, vous croyiez quoi, que Macron c’est juste qu’il avait pas compris que sa politique vous mettais dans la mouise et que quand il pigerait, il vous filerait du rab ?  

Les ministres qui dépouillent le pays de tout ce qui rapporte, vous pensiez qu’ils étaient de notre côté, qu’ils ne savaient pas que ça nous ruinerait tous et que s’ils savaient ils arrêteraient ?

Les agris qui défilent pour que Macron les écoute, ils croient quoi, que papa va condescendre à les entendre et leur filer une rallonge pour les calmer ? Papa va leur filer une raclée oui, ils iront au lit sans manger à grand renfort de LBD.

Bon, pour les masses invétérées à qui ce système de crapules va bien, je ne dirais rien, qu’ils changent de trottoir, il y a de la place devant BFM TV. Aux autres qui peuvent encore être sauvés et nous sauver, je dis, sortez du déni, ça urge !

On ne va pas chercher des bons points et des médailles du mérite du côté de Satan. Mais bon, comme je constate que vous ne décodez pas encore tous la réalité, je vais vous mettre noir sur blanc les nouvelles règles, les règles de mauvaise conduite chères à nos très chères élites.

C’est parti.

Quand Môssieur le Président insulte les français, dit à l’étranger qu’il n’y a pas de culture française, il s’excuse ? Non. Il a l’impunité liée à sa fonction. Et qui la lui a donnée ? Les précédents ripouxblicains malins. Pourquoi se voter l’impunité si on a rien à se reprocher ? Et nous on fait quoi, on la découvre maintenant la triste vérité ?

Quand on fait du bien aux gens toute l’année et qu’on se fait tabasser par les forces zélées du pouvoir forcené, on s’excuse pour avoir forcé les gentils CRS à sortir du champ de leur bonté naturelle ? Pourquoi le bien doit-il se faire pardonner et le mal se faire respecter, selon quels principes ?

Quand le poulet bleu, blanc, rouge a l’ordre de voler dans les plumes du citoyen tricolore et d’éviter soigneusement de chercher des poux au va-t-en-guerre bistré qui veut son califat sans la fraternité, c’est qu’on a le sens de l’hospitalité ou qu’ils sont des alliés de notre pouvoir contre nous ?

Quand on veut rapatrier les djihadistes « français » pour mieux les surveiller et qu’on laisse en même temps les djihadistes pas fichés, pas suspectés dégommer des policiers, c’est pour mieux nous protéger ou mieux nous tenir par la trouille ?

Quand on file les rênes de notre pays à une bande d’européens pas élus sous joug étasunien, drogués par la came argentée des lobbys du monde entier, c’est juste parce qu’on a une idée tellement haute de la démocratie qu’on évite de la laisser aux mains des gens d’ici parce que trop crétins pour s’intéresser à autre chose qu’à des potins décérébrés et des catins chirurgisées ? 

Quand on déforme la réalité, qu’on désinforme, qu’on détourne la vérité, qu’on mystifie à longueur de journaux, le mec banal il ne sait pas que c’est pas la vérité ? Que c’est que des gros mensonges pour ne pas l’inquiéter, pour qu’il continue à faire ce qu’il aime, dormir les yeux ouverts et les bras croisés pendant qu’on continue à l’enterrer ?

Quand on crie haro sur les complotistes qui n’auraient pas de ciboulot et qu’on se comporte comme des comploteurs arrivés, comment comprendre qu’on les croit encore malgré les faits réitérés ?  

Quand on nomme ministre une top gourdasse pour défendre la valeur des femmes, on pige pas qu’on démontre par sa nomination et l’exposition à foison de ses idées à la con, qu’en France, pour réussir, c’est  la promotion à qui lèche le mieux le cul du cran au-dessus ?

Quand on est élu avec vingt pour cent des voix et qu’on tire sur les quatre-vingt autres pour cent, ce serait juste qu’on a l’esprit républicain, qu’on dépasse les clivages, qu’on incarne les valeurs de la république ? Mais c’est quoi au juste ces valeurs de la république dont on se gargarise à chaque allocution ? Respecter celui qui a le titre contre celui qui a le mérite ?

Quand on passe des lois pour protéger les pédophiles et qu’on étouffe un peu plus la voix des enfants, on peut encore se raconter qu’on est le pays des droits de l’homme ou on comprend enfin qu’on est devenus les sauvages dont on se gaussait hier ?

Quand on fait le portrait d’un gilet jaune pour l’égayer d’un peu de rouge et de gros bleus et qu’on trouve ça légitime pour faire régner l’ordre républicain (l’ordre républicain, c’est l’inconnue du troisième degré que même Villani il l’a pas trouvée) et que dans le même temps on prend 500 parce qu’on décroche la photo du Maton de la république, on a fait quoi de l’égalité ?

Quand on sauve une zone de nature et qu’on trouve normal d’envoyer les blindés. Quand on bétonne des terres nourricières pour blinder les chinois de tunes à nous autres, on a quoi, le sens des priorités ?

Quand on achète les bébés sur le web made in India et Africa et qu’on trouve que c’est un grand pas pour l’humanité alors qu’on s’est juste payé un gadget pour se dé-frustrer, on a quoi dans la tête, du jus de navet en guise d’idéal d’humanité ?

Quand il est trop in d’être bi, trans, pédo, sapiophile, (ça c’est le nouveau trip sexuel de la Schiappa qui s’excite avec les tops cerveaux, bonjour les dégâts neuronaux !), homo, zoo, tuttisexuel (y a un autre mot, mais j’ai oublié, j’arrive pas à suivre la mode cul ces temps-ci) et que c’est trop over relou d’être hétéro, on fait quoi de l’avenir de notre espèce ? On l’a met aux oubliettes ?

Quand on a le sens du religieux qui se borne à faire des procès pour antisémitisme à chaque monument juif tagué, à débattre de longs mois pour savoir si le port du voile c’est « halalaïc » ou pas et brûler des églises chrétiennes sans discontinuer parce qu’on veut récupérer leurs emplacements et pas payer leur entretien, il reste quoi de sacré ?

Enfin, quand on réduit les APL pour ceux qui sont déjà pauvres pour donner plus aux riches qui sont déjà gavés, c’est pour aider la sélection naturelle ? Pas parce qu’on applique à l’humanité la loi de la jungle pour éviter les exigences de la solidarité ? C’est vrai, pourquoi sauver la gazelle quand sa mort peut égayer le lion ?

Alors voilà notre pays. Ne demandez plus les bras au ciel ce qu’il est devenu, vous savez ce qu’il est devenu. Un pays qui a changé de valeurs, voilà tout. Nous étions gaulois fiers de nos couilles, nous sommes devenus romains bêtes à manger des nouilles.

Chrétiens, nous voulions faire progresser le bien et le répandre à coups de verges urbi et orbi avant de nous essayer socialistes parce que nous voulions mutualiser nos maigres cabas après que la guerre nous eut mis dans l’embarras.

Un peu plus tard, nous sommes devenus véridiques. Nous avons cessé de nous cacher sous des profils humanistes, nous sommes devenus capitalistes, les rois des égoïstes. Nous avons voulu tout pour soi et rien pour tous. Nous avons voulu l’argent qui travaille à notre place pour nous coucher la patate sur des canapés à s’empiffrer de tapas en matant de la vie trafiquée à la télé.

Un temps nous avions perfectionné la loi pour ce qu’elle nous apportait un peu de savoir vivre ensemble, un peu de justice sociale, un peu de garde-fous pour réfréner nos violences salaces et rapaces. C’est comme ça que nous en avons eu marre de nous tenir à carreaux et avons fait rien que des bêtises ! Nous  avons élu la liberté comme valeur suprême, ce mot qui fait joli pour dissimuler un « à ma guise », notre véritable devise. Nous l’avons transposé dans l’économique et libéralisme baptisé. Ca faisait chouette comme théorie avec sa main invisible du marché qui réglait tout comme il faut pour nous, sans y penser, comme le froncement de nez de ma sorcière bien aimée qui faisait le ménage sans se baisser et nous avons gobé en cœur sa tartufferie de credo, la poursuite de son intérêt personnel amènerait le bien de tous. Comme si homo mesquino il avait pas envie dans son intérêt des fois à supprimer homo alter ego ?

Et puis aussi, il fut une époque encore plus reculée, dans les limbes de l‘humanité, où les hommes se réunissaient pour invoquer Dieu et se reconnaissaient comme issus de lui. Ca donnait à minima un peu de ciment à nos liens. Mais maintenant notre dieu s’appelle laïc et il n’en a plus rien valoir du tout. « Je crois en rien » est la nouvelle profession de foi de l’avatar qui descend du hasard et de l’arrangement arrangeant de quelques molécules qui se sont sautées pour donner la vie. Toutes ces fariboles encensées pour quoi ? Se croire plus avancés ou supprimer la morale pour se donner licence de faire le mal ?

Tout ça c’est très bien ! On s’est bien amusés. Sauf que maintenant y a comme un pot cassé, une planète fichue par terre et pour nous couronner les sœurs jumelles Décadence et Déchéance. Nous étions les phares de l’humanité, des références, des moteurs, nous devenons chaque année un peu plus conformes à comment nous nous définissons : des fils de rien.  

Le premier pas dans l’action

Si vous n’aimez plus ce que vous avez voulu, vous pouvez tenter une nouvelle expérience, concevoir pour vous une nouvelle vie. Mais comme ça urge tellement la fenêtre de tir se rétrécit, il va falloir commencer par sortir fissa du déni : l’inversion des valeurs ne produit pas de bien, sans changement de cap, la fin, c’est demain !

Les Poètes et les Justes, chaque semaine un nouveau texte pour avancer. Revenez !

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