L’écologie à la Jupiter

Ce matin la canicule bat son plein et notre astre national depuis le pays du soleil levant où il fait le camelot pour fourguer nos entreprises plus pour longtemps nationales, a deux solutions toutes trouvées pour pallier à la surchauffe mondiale. 1 : On va s’adapter. 2 : On va changer de maisons.

Bien entendu, comme c’est la crème de l’élite notre start-up boss, on est en droit de penser que ses préconisations sont au-dessus du lot et que ce n’est pas une blonde comme moi qui vais lui faire une leçon de stratégie. Ben si, j’ose le crime de lèse-majesté ! De toute manière depuis que grâce à lui je sais que je suis une rien, je ne prends pas trop de risques, je ne peux pas être moins que rien.

Prenons sa première solution donc : s’adapter. Pourquoi pas ? Il fait à cette heure déjà près de 40° dans le midi et 35° dans le nord et on est qu’en juin. Qui va s’adapter à çà, à de plus en plus de ça ?

En fait, c’est toujours la même bonne vieille stratégie qui mène à la tragédie. Au lieu de changer la donne, ce qui ne va pas, ce qui cause le malaise, la douleur, l’homme cherche en premier lieu à mieux supporter le mal qu’il a créé plutôt que d’y remédier.

C’est qu’on l’aime notre mal ! Notre agir mal. On kiffe de faire comme on fait même si ça fait ouille-ouille-ouille. C’est tellement plus facile de s’adapter à l’injustice, au viol, à la pollution, au harcèlement, au coût de la vie, au chômage, aux conflits, à la guerre, à la misère, aux conditions de travail, aux embouteillages, à la compétition mondiale, au stress… que de changer pour le bien. Eh oui !

Pour la surchauffe de notre planète qui nous fait une peur bleue, y a pas vraiment débat sauf chez les LR qui font une allergie à la Greta ! On sait objectivement à quel désastre ça va nous mener car les prémices en sont déjà là. Mais plutôt que de changer le modèle économique sur-productif qui en est la cause matérielle et l’avidité humaine qui est son moteur psychique, on veut encore en faire plus, toujours plus, pour produire plus de machines à café expresso en godets avec Georges le fan de cochon. Puis quand tout le monde est équipé en bidouilles à capsules jetables et que le clown a pris femme pour remplacer porcinet, revenir aux machines à grains, puis quand tout le monde aura la machine à café professionnelle sur son coin de table on passera à la torréfaction maison et tout le monde s’équipera d’un torréfacteur, puis quand tout le monde en aura un, une étude dira que le café torréfié c’est cancérogène et on nous marketera une machine à filtration de particules qui préservera vos chances de santé et ainsi de suite. La créativité marchande est sans limite.

Mais la terre, elle, a ses limites. Alors puisqu’on ne veut pas se limiter soi-même en consommant un peu moins et surtout moins con et en passant à un autre mode économique plus durable, la terre va nous rissoler pour nous apprendre sa dure loi. Quand on passera à quarante dès le mois de mai et que ça durera tout l’été, j’vous garantis qu’on va être limités, très limités !

Ceci dit, je vous avais annoncé la deuxième solution de notre grande lumière de bas Olympe qui voit de l’emploi partout et pour tous, autant dire tout de suite le niveau de sa berlue ; « On va changer nos habitations. »

Ça c’est bien pensé par ses amis du « green » business. La terre a des bouffées de chaleur, quelle aubaine. On va vous vendre des isolations pour le chaud, des maisons nouveau genre pour remplacer les anciennes que ça nous coûtera plein de tunes, des peintures rafraîchissantes, des stores bioclimatiques assistés par ordinateur, des aspirateurs à chaleur avec I.A. intégrée, des rampes de brumisation du sol au plafond, des réfrigérants d’atmosphère et j’en passe. Donc, la solution au réchauffement sortie de notre jeune, déjà vieux fourneau, d’étourneau, c’est de produire plein de nouveaux gadgets qui vont créer encore plus d’empreinte carbone qui a son tour stimulera encore plus le réchauffement climatique. Mais c’est pour la bonne cause : lutter contre… le réchauffement !

Si vous voulez mon avis, l’écologie il a tout compris, le Jupi ! Il s’est mis à l’école De Rugy ! Ses fusibles ont fondu, pas à la chaleur mais à la neige, mais bon, le résultat c’est pareil, c’est mauvais pour la terre, c’est mauvais pour toutes les vies, mais c’est bon pour lui, le BTP c’est son ami.

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