Le radoteur de sagesse qu’a oublié de la trouver

Y a un des pontes du développement perso qui causait ce matin sur Inter alors que j’allais nourrir les chevaux. C’est bien le nourrissage des chevaux, je leur amène du grain, je me nourris les yeux des arbres et des champs et j’en profite pour écouter la radio. Je me passe les neurones au turbo-mix en écoutant les diseurs de mauvaise aventure qui commentent notre vie en ce moment, enfin celle de leur cénacle parisien.

Donc le médiatisé penseur de la vie saine prônait, comme d’hab’ depuis vingt ans, c’est sa rengaine à lui et à ses potes en quête de sagesse, enfin en quête des sous des chercheurs de sagesse, la pratique de la méditation (il vend des livres de méditation), de la lecture (il pond des livres à gogo), de l’hygiène de vie (il vend des livres d’hygiène de vie) pour faire face à tous vos maux, rééquilibrer vos vies, assainir vos relations, chasser votre déprime, démâter le stress, aimer votre taf même quand il vous mine et votre VDM, là comme ça, le cul sur un zafu.

Je kiffe ces mecs. Toujours et encore la même technique. Vous êtes dans la merde parce que vous vivez ce que vous ne devriez jamais accepter de vivre, vous vivez à côté de vos pompes ou pour mieux dire à côté de vous-mêmes, vous faites ce qui va contre votre intérêt supérieur, vous caressez des gens qui veulent juste vous baiser, vous rabaisser, vous vous adonnez à ce qui vous détruit à plus ou moins long terme, vous habitez dans des lieux invivables de pollution et de bruit et au lieu de chercher qui vous êtes, ce qui vous irait bien à vous, de soigner vos blessures, de bifurquer, d’inventer une solution à vous et avoir le cran de faire ce qui serait en accord avec vous, vous allez apprendre à produire vos propres endorphines pour supporter la merde que vous vous êtes créée ?

Bravo ! Moi le développement personnel comme çà, ça me fait gerber. Les rejetons super payés du bouddhisme déraciné pour faire passer la pilule du capitalisme effréné, du pillage mondialisé, de la course au paraître à vitesse supersonique, je dis : « pas éthique ! »

Y a un moment faut cesser de méditer et là, faut cesser de méditer. Pourquoi ? Parce qu’on a le feu au cul, pas celui qui met en transe, celui qui nous transformera le derche en steak façon barbecue qu’a trop charbonné, celui de la terre qui brûle et nous avec !

Alors faisons ce qu’on ne nous dit pas, putain réfléchissons, et hors des clous encore. Concevons un autre monde. Oui concevons. Tirons notre plan. Utilisons notre arme fatale, notre réflexion, les trucs qu’on a dans le cerveau,  bien à nous. Partageons, causons, brainstormons, pas pour un nouvel appareil à faire les pizzas, pas pour une nouvelle bagnole qui cause quand on veut qu’elle s’la ferme, pas pour un nouvel aspirateur sans sac, sans pile, sans queue, et qui vous toaste les canapés en prime. Non, un monde nouveau, beau et bon et qui fait du bien à tous et pour longtemps, avec un homme nouveau aux commandes, nous tous, les hommes et femmes de bonne volonté, les enfants et les animaux aussi, et les végétaux et les radis ! Çà les amis, ça vaudrait le coup de se lever le matin. Le projet du siècle, un vrai projet complotiste, le complot pour la vie !

 

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