Le dit de Didier

St-Didier terrassant les serpents d’Hippocrasse.

caducée enfumé

Le caducée 2020

An de disgrâce 2020, pays des plus très francs. Leur terre en son milieu, en son centre, en ses contours est en proie à l’invasion d’un agent de sa mystérieuse majesté, chinoise à chinoiser, à la sauce américaine pour son pesant de haine, bricolé pour bien dégommer, en multicouches OGM pour pas nous rater. Son petit nom, Co-vice Neuf, la terreur des meufs ! Enfin des keums aussi vu qu’à l’heure où nous narrons cette joute épique opposant les tenants de l’Ordre du Mal, plus connus sous leur pseudo « Les serpents d’Hippocrasse », au mage blanc de la Confrérie de la Bonne-Mère, ça balise un max sous les masques. C’est que l’agent est infectieux avec un potentiel trouble : killer de premier rang qui pourrait anéantir la race humaine en deux générations mutantes pour les uns, simple épidémie saisonnière pour les autres. Bref, rien de tel qu’un ennemi sorti d’on ne sait où, composé de je ne sais quoi, avec des pouvoirs inconnus, supputés, fantasmés pour faire tomber le ciel sur la tête des pas si irréductibles qu’on croit gaulois. 

Dès lors ça fouette à mort chez les derniers de cordée pendant que les grands de la planète continuent à faire les marioles pour vendre au peuple de la tyrannie rebaptisée sécurité. Chez les suppôts d’HIppocrasse, le grand gourou des pharma-chiens et méde-chiens de l’âge des dividendes, ceux qu’ont renié leur père Hippocrate pour se faire du blé sur notre santé, c’est le délire de joie. L’heure est à la fiesta. Le démon mignon Mac Tournparon, leur a donné pouvoir de ne pas soigner, injonction de sélectionner les futurs morts à la tête du patient et d’euthanasier les qu’on voudra plus à dose non homéopathique d’une potion pas sympathique. C’est le power to kill. Ill, ill, ill… Ils sont à la fête. Depuis Vincent Lambert qu’ils se préparaient, qu’ils s’entrainaient. Entendez-les sur les ondes radio/télé expliquer qu’ils n’ont pas le choix, que des lits en réa y en a pas, que les vieux c’est humain de les aider à céder vu que la faux ça fait mal quand la pilule ça t’abat béat, qu’il n’est pas nécessaire de dépister vu qu’le virus il faut l’avoir pour choper l’immunité de masse, que les masque ça l’fait pas, puis ça l’fait, puis on sait pas ; tout ça pour nous mettre dans l’caca.  

Par-dessus le marché, le marché s’y colle pour que les actions des big milliardaires décollent. Bon, au stade où elles sont déjà décollées de la réalité y a plus à forcer, y a plus qu’à laisser s’envoler. Faut pas soigner qu’ils disent, faut les laisser crever en attendant le médicament miracle (qui rapportera un max), le vaccin malin (qui overdosera le cash de big Gates), l’étude randomisée qui mettra de la poudre aux yeux aux doubles aveugles boursicoteurs qui croiront aux géants de la pharma le temps avant de déchanter où leurs économies se seront fait la belle pour remplir l’escarcelle des insatiables rois de la finance. 

Nous prenons cette histoire à ce moment historique où les plans machiavéliques de quelques-uns montent une mayonnaise malsaine en touillant la peur, en attisant les haines pour zigouiller mieux en gagnant plus et il semble que rien ne pourrait les arrêter tant le gogo pigeon de franchouillard trouillard est prêt à tout croire pour s’épargner les affres d’avoir trop les biquettes.

C’est alors qu’il est arrivé !

Du sud-est, à quelques encablures d’un port d’anthologie qu’une sardine put jadis boucher, est montée une rumeur. Pas malsaine, pas obscène, pas sournoise, saine, oui saine. Une rumeur comme on en fait plus depuis qu’on a perdu le moule des saints, fondu sur un bucher de l’inquisition ou désintégré par les fourches caudines des glands du Vatican, l’histoire d’un zinzin qui se prévalait de médecine et prétendrait soigner, oui soigner, guérir même, oh blasphème, du Co-vice neuf. Le Grand Charlatan ainsi qu’il sera nommé quelques heures plus tard par les caniches de garde de l’Ordre du Mal, portait toison longue, blouse et barbichette blanches, agrémentés d’un grain qui attestait de sa folie, une bagouse à tête de dead et une toquante criante à désarmer toute sa prétention à la science. De fait, son look tout en fantaisie faisait oublier sa grosse artillerie, un CV plus long que dix bras, la médaille des médailles de la mère patrie à ses enfants chéris et une carrière accomplie qui faisait de lui la référence mondiale des grands frères viraux du covice nouveau. 

Le pire cependant ne fut pas la rumeur de sa sainteté en une cité qui le portait aux nues, mais son outrecuidance de grande gueule autoproclamée héraut des sans dents, de ces prolos qui voudraient se faire soigner pour par un kopeck et pas payer leur écot aux pompes du gars funèbre. Le voilà t’y pas en effet, qu’il ose, le saint de ses gueux, se pointer sur les réseaux sociaux et faire étalage de sa compétence, de sa prévoyance et de sa thérapeutique. Pensez, un vieux remède de grand-père médecin remis au goût du jour par les jaunes et qui initialement soignait la maladie sœur de la fièvre citron ! L’allumé de la médecine prétendait sans rire, qu’une pilule miraculeuse de trois fois rien killait le micron killer, et qu’on l’avait en stock, disponible pour deux balles et des cacahuètes. 

Le foin mes amis, le foin qu’il suscité ! Ce fut plus qu’un foin, que dis-je, un tollé, un ramdam, une tempête d’invectives dirigée contre ce trouble-fête de l’hécatombe bien organisée. Vous auriez pu attendre comme moi, des hourras, des hip hip hip, des soupirs de soulagement, des respirations qui respirent en grand l’air du large de la santé retrouvée, du masque de la mort dévitalisé, de l’épidémie achevée. Eh bien, non ! En cet an de zinzinphonie, en ce pays où l’on excelle dans l’art de faire un fromage de tout ce qui détourne la galerie de réfléchir à ce qui le mériterait bien, on a pas bien digéré le rassurant message porté par l’auguste doc qu’on avait près des docks. Un médecin prétendant guérir, c’est devenu chez ces gens-là, un fou ! Un toubib cherchant dans sa pharma une pilule pour éviter de perdre mémère en cata, un hurluberlu. Un scientifique de référence proposant un remède, un raté qui met ses patients en train d’agoniser en danger. 

En effet, pour les serpents d’Hippocrasse, le clan d’en face, il y avait science à attendre les résultats d’une grande étude si tant scientifique qu’elle nous dirait chiffres à l’appui si les médocs proposés pour trois fois plein par big pharma tueraient ne seraient-ce que dix pour cent moins que les placebos. 

Ne comprenant pas le fondement de toutes ces billevesées, jugeant le temps compté, le saint médecin, Didier de son petit nom, se sentit si tant fort courroucé qu’il en rajouta une louche dans les données, histoire de bien insister sur les prémisses fort prometteuses de sa potion ancestrale. 

Il reçut en tir croisé d’insolentes bourrades inamicales de ses confrères en art médical qui découvrirent en deux temps trois mouvements des effets secondaires du tonnerre à son remède jadis banal de chez banal. 

Remonté de chez remonté contre ces renégats de la cause guérisseuse, le saint dégaina son arme fatale. Il fit une prière à la Bonne-Mère pour qu’elle protège ses arrières, chargea ses ouailles de saturer les réseaux de ses œuvres médicales, rallia ses cohortes d’outre méditerranée pour faire taire par le bon sens et l’art de la santé primordiale ces criailleries hexagonales. Et l’Afrique répondit, puis l’Asie, puis l’Amérique. La médecine s’apprêtait à ressusciter son cadavre exsangue par démesure de rapacité, un homme quelque part sous le soleil, voulait à nouveau guérir les hommes, les empêcher de tomber victimes du virus inconnu. Pour eux il combattait, pour leur rendre plus belle la vie.

Alors la Bonne-Mère attendrie, du haut de son promontoire céleste fit un miracle non prédit. Elle lui fit des émules. Des toubibs de partout, bravant l’ordre des méde-chiens pour qui notre vie n’est rien contre une belle promesse de gains, prescrivirent sa médecine, en trouvèrent d’autres, firent au coup par coup, à tâtons, guidés par la vocation soigneuse et l’expérience des ans, un combat de Titan pour sauver qui une mamie fort endolorie, qui un petit démuni, qui un papy en fin de vie, qui des cohortes asphyxiées, des poumons ravagés.

Voyant cela, Didi le mage dit à ses nombreux disciples la bonne parole qui toujours guérit : « Quelquefois le progrès n’est pas dans la technologie, ni dans l’IA ni dans la prochaine pharmacie. Quelquefois le progrès est dans le retour de ce qui fut perdu et que l’un d’entre nous a préservé au péril de sa vie, par dévouement à son art et devoir, par loyauté à sa conscience, par fidélité à l’essence de son âme : ici, la valeur de chaque vie. C’est seulement avec cet esprit-là,  je vous le dis, que vous serez de vrais soignants, vous, mes fils et mes filles !

Si vous voulez la suite de la saga

Partie II : Didi, le retour du Jaidi

C’était sans compter sur le super power du saint ; la sainte colère ! Le voilà t’y pas qu’il s’en pique une et carabinée. Il te les envoie valser depuis sa télé, les ch’tis contre les marseillais, ça va vite être plié.

Logo billet version 2

Partie III : Saint Didier et le démon Tournparond

Croack, on a combien de temps ?

– Pifométriquement ou statistiquement ?
– Aboule les chiffres, on leur fera dire la vérité !

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