Le dit de Didier 2

Pour ceux qui ont loupé l’épisode 1 : Saint-Didier terrassant les serpents d’Hippocrasse.

Didi, le retour du Jaidi

Didi fini

Saint-Didier et l'offrande de la miraculeuse chloroquine

Nous retrouvons Didi le Grand quelques jours plus tard dans son saint des saints, son bureau de big boss au sommet de son QG, un monument hospitalier dédié à la lutte armée contre les virus du monde entier. Le look n’a pas changé, toujours aussi mal rasé, mal remis de sa lutte d’hier, la rate nageant toujours dans un court bouillon bien assaisonné mitonné par ses confrères enragés. Les tableaux ornant ses murs fichent le cafard, si on se fiait à leur mauvais goût, on jugerait le saint bon pour une cellule en psychiatrie s’il n’y avait déjà fort longtemps que l’art ne vaut que s’il est laid !

Pour les Veulentamort du grand Hippocrasse, la pilule du mage blanc a plus que du mal à passer. Elle lui fiche de la bile au Bill, le scred chief du world qui se cache sous le masque du doc des docs, du philanthrope des philanthropes même qu’il a oublié que vouloir scouizer l‘humanité de quelques millions c’est pas précisément un signe d’amour de l’humanité ! Si la chloroquine marche, adieu marché de badasse ! Finies les perspectives enchantées de milliards d’humains à vacciner chaque année pour chaque mutation du Co-vice neuf ! C’est gaga Gates qui va pleurer ! Finies les ventes enchantées du Rêvedésir, le médoc qui rapportera à bloc. Et toujours plus de Bill qui chouine vu qu’il a mis ses billes dans tous les labos et entreprises du secteur de la santé qui promettent du cacheton doré contre une mise modique échappée légalement au fisc ricain via des fondations, caritatives pour le peuple intoxiqué aux fakes news autorisées, business opératives pour ceux qui en profitent en loucedé.

C’est vrai, je vous raconte. Derrière le drame qui se joue ici, il y a un homme, enfin pas vraiment un homme, un glouton vorace qui pèse des milliards, autant dire des tonnes. Ben ce mec, il savait pas quoi faire de toutes ses tunes et comme son talent à lui c’est juste faire des tunes, il les a mises dans la fabrication de plus de tunes. Le manque d‘imagination, quoi ! Alors il a cherché ce qui ferait faire du cash au cash et il a trouvé. Dans chaque homme il y a un malade et pour chaque malade il y a un truc à vendre. Qui plus est, le malade, il est prêt à payer n’importe quoi pour plus être malade. Et si le mec, il a la malchance pour le business d’être bien portant, ben y a plein de trucs pour le rendre malade. Suffit de savoir bien les lui vendre mais comme il gobe tout pourvu qu’on dise que c’est pour son bien, y a pas de lézard pour le reptile Bill. Et les maladies, en plus, elles sont chics filles pour le Gâté, elles se comptent par dizaine de milliers. Yes, la maladie c’est cash machine.

Donc, si Didi soigne gratis, où va le Bill ?

Fini, les masques, les gels hydroalcooliques et fini le plan machiavélique du flic à tous les coins de rue, des drones pour surveiller si Médor enfreint pas le confinement en pissant trois fois dans son caniveau au lieu de deux. Fini surtout l’incarcération forcée de toute l’humanité et la mise à sac des économies de ces gueux qui critiquent le gouv’ du moment à tous instants comme si qu’il faisait pas un taf de ouf envié par la terre entière ! Nan, si cette pilule chloroquine renvoie le Co-vice dans ses foyers, l’Ordre du Mal devra attendre un an de plus et espérer que son successeur ne se fera pas lui non plus la malle devant des antibios déjà là, des remèdes de grand’ma, des plantes artémisia, de la vitamine C en intraveineuse et des je ne sais quoi qu’on vend pas !

Aussi les malins médecins, les fameux serpents d‘Hippocrasse organisèrent en toute hâte un grand raout. On palabra, on s’échauffa tant la glotte que les oreilles de saint Didi sifflèrent de leur messe noire du matin au soir. Les serpents sifflèrent sans se lasser leur insensible insolence, descendirent de leur caducée à l’unanimité et concoctèrent une potion de grande inhumanité. Un mélange hideux, visqueux, intrusif, indélébile, imparable. Une mixture éprouvée, le truc qu’on est sûr avec ça de chopper tous la diarrhée et qu’ils pourront manipuler grâce à elle la terre entière qui ferait tout comme on lui dit de faire tout en disant merci de bien nous baiser comme la Monique qui rit quand on la nique !

Leur mixture, si vous êtes un peu futés, vous la connaissez : la trouille elle s’appelle. Ouiche, cet état de merde qu’on agite avec des spectres et qui vous tord les boyaux, vous laisse sur place, paralysé ou agité comme un frénétique aux yeux exorbités qui court partout sans avoir nulle part où se réfugier. La peur : le fouet idéal qui ne laisse pas de trace. Le fouet qu’on cache sous un vocabulaire fleurdelisé, sous un paravent de bonnes intentions qui puent le dégueulasse, sous des airs de bonne sœur qui vont chanter ton requiem en le faisant passer pour alléluia, le fouet qu’on cingle dans tes reins en disant que c’est pour ton bien.

Ils s’étaient pas creusés les méninges profond dans leur think thank les docs en toc, mais en même temps, puisque ça marche, pourquoi chercher la poudre de perlimpinpin qu’on est pas sûr qu’elle aille bien quand les peuples ne sont jamais immunisés aux histoires simplettes qu’on peut leur raconter. On demanda à Hollywood de plancher sur le scénar et en moins de deux on avait le story board de la story qu’on allait conter sur le Co-vice neuf. Il allait revenir tous les ans, repartir en deuxième, troisième vague, comme un tsunami qui nous ferait hara kiri ou nous transformerait en sashimi. D’un cluster de province, d’une salle de classe au fond du trou du cul du monde il allait faire une remontada à chaque saison pour nous paralyser jusqu’à ce qu’on ait tous une puce dans le bras. Alors seulement, oui seulement alors, enfin, bien piqués, bien enrégimentés, bien surveillés on serait protégés. De quoi on ne sait pas ; de la police, des délateurs, des gestapistes en tous genres, du camp de concentration mondialisé surement pas ! Restait plus qu’à dénicher les acteurs et les briefer, leur filer les éléments de langage et il allait voir ce qu’il allait voir le Didier avec son auréole revigorée et ses prétentions mal famées. Guérir, ouais guérir, ça leur foutait la gerbe rien que d’y penser. Et pour quasi gratos en plus ! Putain, ça pouvait pas durer. Heureusement ils seraient bientôt lâchés : plan overdose médiatique ! 7-6-5-4-3-2-Fire !

En un seul clic et pouf, sous vos yeux drogués à la came académie, voilà que commence le grand lessivage de ciboulot. Top promo sur le covice duo : l’étude qu’on va faire et qui dira dans trois mois ce qu’elle dira et le vaccin qu’on fera dans un an ou deux vu qu’il faut un an ou deux pour trouver un vaccin même que dans deux ans le covid aura muté cent fois et qu’il sera dans sa version neuf fois neuf qu’il faudra tout changer le stock de piquouses.

Donc pour les shootés à BFMerde, super nouvelle, on va vous soigner mais en attendant va falloir attendre et pour patienter qu’un remède soit au point, rester encagés dans vos clapiers avec les poulets pour vous surveiller ! Elle est pas belle la vie ?

Y a des zèbres, ils ont applaudi. Normal, ils ont une encéphalite chronique due à un super virus qu’on n’a pas de remède vu qu’ils l’ont en mode symbiote, le credo-médiaticons 0. Ils ont mis toutes leurs espérances dans le docteur marteau, ou faucille plutôt, qui leur promettait une bibine qui peut être, si les roulettes sortent sur le blanc, allaient soigner les atteints en tuant leur compte bancaires. En même temps, les dégâts collatéraux, c’est que collatéral. Si t’as d’la chance de pas clamser du virus tu peux dire merci à Faucille de te laisser trois jours pour te préparer à ta fin en mourant de faim. C’est un gros bénéfice, vu !

Et pour ceux qu’ont pas applaudi du premier coup et qui ont fait un coup de caca nerveux en ramenant je ne sais quelle idiotie d’un type qu’aurait entendu un type qu’aurait vu un mec qui guérissait du co-vice là tout de suite avec deux trois trucs sortis de son sac à malice, on a ramené la grosse artillerie ; les vrais docteurs, les vrais urgentistes de l’Ordre du Mal qu’avait mal calculé la résistance de ce satané minus de virus. Aux cimaises de l’art t’entuber profond les gorges chaudes et mêmes celles déjà froides, focus sur le Dr Bon, bon comme bonbon à sucer parce qu’il sait faire que ça, tapiner, et il le fait pro, y a pas à dire. Putain comme il te l’a pas descendu le saint. Il lui a tiré sur l’auréole en disant qu’elle était bling-bling, qu’elle se faisait mousser et que son égo commandait des énormités contre-scientifiques qui allaient détruire par milliers les pauvres naïfs qui le suivraient.

D’autres radoteuses expertes en l’art d’enculer les mouches avec leur bouche, y allèrent de leurs sucreries pour cajoler le futur piqué, vacciné, emprisonné, pucé, lobotomisé afin qu’il attende bien sagement l’ordre venu d’en haut qui leur dirait quand ils pourront à nouveau partouzer avec la permission de papier : t’habites où, t’as niqué qui, il avait le co-vice lui ou pas, pas de chaleur suspecte, de frissons dans le bas ventre, de jet de particules sur les testicules ? Numéro de sécu et ordonnance ! Tout çà pour bien le décrédibiliser le Didier, le faire oublier.

C’était sans compter sur le super power du saint ; la sainte colère ! Le voilà t’y pas qu’il s’en pique une et carabinée. Il te les envoie valser depuis sa télé, les ch’tis contre les marseillais, ça va vite être plié. Je te sors la carte des contaminés, des guéris et des enterrés, et là tu vois quoi nigaud tête de veau ? Ben à Marseille, mon crèche à moi, la ville que je suis le saint patron depuis deux mois, ben, on détecte le virus et on soigne et y a quasi pas de morts. Et dans le reste de la France, dans les clusters du nord et du haut, de l’est et des parigots, on voit quoi ? Sans le remède à bibi Didi c’est urgence aux urgences. Et dans les Ephad où ils ont pas la foi en moi, il arrive quoi ? Ça déserte la vie massif !

Pas mal le Didi, pas mal. Mais y a quand même un truc où t’y arrives pas, j’ai le regret de te le dire. Les gogos ça fait longtemps qu’on leur lave le cerveau, longtemps, très longtemps. Comment tu veux alors leur faire rentrer un peu de vraie info dedans, un sérum de vérité, genre ?

Allez Didier, si tu veux guérir les sans foi ni loi, les perdus, les qui veulent pas s’fouler à penser, les suicidés sur pied, les qui font dans leur froc devant les épouvantails qu’on agite à la télé, trouve la vraie pilule miracle, celle qui défait les mauvais sortilèges des moutons à egos hypertrophiés et couilles lessivées. Alors saint Didi, cap ou pas cap ? Et pour rappel, si y a appel à la Bonne-Mère, ça vaudra pas !

Retrouvez les aventures de Saint Didier la semaine prochaine sur notre

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Poètes et des Justes.

Livre 3

Saint-Didier et le démon Mac Tournparon

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