Le boys « D » band

Ils s’appellent Y, c’est la new génération. Ils n’ont peur de rien tellement on les a inoculés au « no future » à l’école : pas de boulot, pas de place dans la société, pas d’avenir. Ils ont leur truc à eux pour fucker la société en retour qui les a laissés pour compte devant une télé débile, les mains occupées par un joy stick à dégommer de la virtualité plus laide que la réalité quoique mieux dessinée, une tablette pour jouer bien au-delà des âges de l’enfance et un smartphone pour rester branchés à des potes virtuels qui ne savent même pas ton odeur mais s’émeuvent de trois lignes de ta pensée lâchée au débraillé ; à moins de dix fautes de français le tweet on subodore la réincarnation d’une jaquette verte !

Oui, leur truc à eux pour renvoyer le fulgurant feed-back à la société qui les a abandonnés à leurs gadgets mégabités c’est de traîner des pieds sur tout, et ça ils le font giga bien !

Ici, ce ne sont pas tous les Y qui font partie de l’étude de cas, seulement les y des Y, ceux qui ont le 23ème chromosome en mixité. Pourquoi eux ? Parce que parmi ces types qui n’ont peur de rien, y’en a qui se sont mis à la chasse à la couguar involontaire histoire de décrocher de petites histoires sans complications.

La complication, c’est la jeune femelle en quête de reproducteur/payeur pour ses mioches en gestation prévisionnelle avec liaison assermentée sur le mode du bêlant qu’a pas de voix : tu t’attaches et tu t’empoisonnes la life ! Donc ils reluquent le genre experte expérimentée qui fera pas la difficile sur leurs comportements over chelous et qui leur fera la totale à l’œil : la brosse à reluire, la danse du ventre, la sucette, le café et qu’en plus elle te paie, tellement qu’elle est contente de se taper un jeune !

Cinq de ces don Juan qui fleurent bon la top classe et l’éducation « made by Hanouna » se mirent en tête, en ordre successif, que je les kiffais grave au motif que j’entrais dans la catégorie de la puma bien léchée en mal de mâle et que donc forcément, la fin de ma vie s’approchant à grand pas, j’avais besoin d’un bon coup de queue post-pubère pour me refaire une fraîcheur à l’aube de ma pré-ménopause.

C’est pas qu’ils avaient le minois dégueulasse et que mon cœur déjà las ne pouvait leur faire de place, mais leur stratégie cul, le fameux plan C, qui vient après le plan A comme « Attends tant qu’ils ne te giclent pas chez papa maman, c’est plus pénard » et le plan B, « Continue à faire le gros Bêta sur le canapé en remplissant les kleenex devant Tabata », me laissa désorientée.

Voyez-vous, je fus élevée au mâle conquérant, celui qui se faisait un point d’honneur de lever d’la volaille avec une classe un peu canaille, fleurs et restau, se faisant un devoir de payer l’agape et de tenir la portière histoire de nous bercer d’illusions le temps qu’on morde à son hameçon.

Là, avec les Y, fini ce genre de lézard, t’es vaccinée dès la parade. Nulle ! Même le moineau friquet pas friqué du costard fait mieux qu’le Y pour faire valoir son plumage, qui varie selon qu’il est un modèle « on » ou « off ».

Les « on » ils ont encore de l’énergie même si c’est pas thermonucléaire. Chez les « off » en revanche, pour sûr y a court-circuit entre la boule droite et la boule gauche que ça fait interrupteur de la remontée d’infosexe au cerveau masculin.

Les « off » te reluquent lourd et font rien vu qu’ils te possèdent du regard. C’est déjà comme si c’était fait et c’est déjà beaucoup vu que c’est un peu crevant de s’déboutonner le goulot d’un genre compliment. Et puis rien qu’à imaginer bouger son pelvis dans deux va-et-vient, plus s’il a le le chargeur enrayé, autant dire qu’il est bon pour un ramonage en règle avec risque de sueur et claquage du prépuce ! Autant arrêter avant de commencer. Le Y « off » y s’connait, c’est l’type sage, raisonnable, qui mesure ses limites et s’y tient, pas comme ces fous d’la bistouquette qui se meulent les boulettes prématurément à courir la partouze en sélectionnant d’la meuf sur le Bon Con.

Le Y « on » en revanche, c’est l’archétype du conquistador qu’a maté toutes les chattes du world sur le web, qu’a décroché le Dorcel d’or en dépucelant haut le poignet d’la pucelle pré-défoncée sur Youporn et qui déballe sa réclame copiée/collée sur un site pour mâles décérébrés. Ça donne !

A la moindre vibration de testostérone, il te dégaine son smartfauve et te harcèle de SMS à la queue-leu-leu ! Viril, incontestablement viril. Il a le gros doigt qui le démange, faut qu’il baise dare-dare, là allongé sur son canapé avec sa pizza dévastée et ses Pringels/bière. Il te balance de l’émoticône en rafale pour que tu t’arraches séance tenante de tes pénates, que tu rappliques fissa chez lui parce qu’il tient plus, il te veut tellement fort qu’il arrive même plus à s’lever !

Là, c’est l’argument fatal ! Tu sens l’amour à plein nez, le désir comme Harlem que tu vas pas toucher à son pote parce que trop de calor tue la caliente !

L’autre hic du Y, c’est quand la présumée cougar est une avérée salope, du genre mauvais qui veut un mec actif ! Faisons ici une pause pour les Y lecteurs pour qu’ils cherchent sur le Larousse en ligne ce que « actif » veut dire et revenons au film. Là, l’amoureux en a gros sur la patate quand la Puma le « Nike » et veut pas se soumettre. Bon, pour les lecteurs pas habitués au profil surréaliste sus décrit, vous allez piger. Le type veut qu’on se soumette à son soi dominant qui reste les bras croisés dans son coin ou qui vous bat froid histoire de vous faire réagir sans forcer sur l’adrénaline !

C’est la nouvelle révolution sexuelle, fini la guerre des sexes ! Le mec s’étale sans complexes, il ouvre ses jambes dépoilées, c’est plus hygiénique disait un de mes ex, et au choix tu lui extrais la sève à la ventouse ou au turbo mix.

Tranquille, peace and love les tourtereaux ! Y a qu’la gonzesse qui remue, ça lui apprendra à vouloir l’égalité ! Dans mon magazine préféré ils parlent de slow sexe, comme de la slow bouffe.

Le slow sexe, c’est pas quand t’avales plus le bâton de ton Mac à toute vitesse avec la mayo qui dégouline pour te reconvertir à la queue de porc mitonnée à l’ancienne qui prend des plombes à grignoter tendrement. Non ! Le slow sexe c’est la nouvelle fashion sexuelle où la bandaison est facultative ; si ça vient c’est bien, si ça vient pas c’est encore mieux. On s’fait des câlins, on s’érotise tout plein en limitant la pression du désir !

Le sexe sans sexe, fallait l’inventer ! Après le sucre sans sucre et l’gras mis au light, fallait bien qu’ils nous taxent encore le plaisir jusque dans l’intime. Enfin, pas complètement « sans » quand même, sans sexe à eux, les hommes, parce qu’il est pas dit que la féline en dedans elle est pas réveillée comme une tigresse qui s’boufferait bien trois hambourgeois à la file avec quatre rasades de mousseux pour faire passer la sécheresse de sa glotte et l’inondation de ses sous-sols pubiens.

cougar, puma

Maintenant les traîneurs de savate, si vous pouvez plus assurer, laissez tomber. La paresse est un plaisir qui vous mènera loin, loin de nous, loin de la vie, loin de vous aussi. Et pendant ce temps les femelles qu’ont encore de la libido, se fourreront des Duracell dans leurs lapins coquins pour s’envoyer en l’air avec le rabbit parce que comme dit la chanson : le plastic c’est fantastique !

Moralité

A grosse paresse, petit homme !

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