Formatrice de citrons à presser

Pour ceux que cela intéresse de savoir comment j’en suis arrivée à concevoir, écrire et proposer la méthode d’épanouissement de l’être humain de l’intérieur et par lui-même dans laquelle s‘inscrit « Les Poètes et les Justes »,  je vous propose ici un aperçu rapide d’une des phases initiales du projet : mon changement de cap et le largage des amarres !

presse citron fini

Dans mon histoire comme dans toute histoire humaine, il y a des tilts, de ces moments qui au détour d’un mot, d’une phrase, d’un coup d’œil, d’un vécu, d’une rencontre, vous font sortir de la torpeur, du brouillard, de l’erreur où vous naviguiez avec plus ou moins de malheur. Un de ces déclics vous vaut aujourd’hui de naviguer sur ce site et de lire ces lignes.

J’étais formatrice dans une grande école de commerce renommée quand je constatais année après année que les étudiants de la nouvelle promotion arrivaient frais, enthousiastes et confiants en eux à la rentrée pour être totalement déjantés, en doute sur leurs capacités, survoltés, stressés ou déjà apathiques en fin de premier trimestre. Je ne m’expliquais pas ce fait correctement jusqu’à ce qu’une année j’arrive dans une classe au bord de la crise de nerf collective en raison d’un travail de groupe de longue haleine à rendre le lendemain.

Plus personne ne savait ni que faire, ni que dire, s’ils devaient tout reprendre à zéro, changer de « méthodo » car leur prof disait toutes les deux semaines, une chose et son contraire. Les plus catastrophées étaient les meilleures élèves, dont certaines pensaient tout bonnement à arrêter leurs études (après une ou deux années de prépa, la réussite au concours et plus de 10 000 euros versés pour l’année scolaire par leurs parents, vous imaginez la cata). J’improvise une séance de gestion de stress et des priorités pour permettre le retour du bon sens et à la pause je file voir la collègue concernée pour avoir des éclaircissements sur ce qui est réellement la consigne et la méthode à mette en œuvre, celle d’il y a un mois, d’il y a deux semaines ou celle d’hier ? Elle me répond peinarde, qu’il faut leur apprendre le stress, c’est la meilleure préparation qui soit pour qu’on puisse, après leur entrée en fonction, bien leur presser le citron !

En même temps c’est logique. Pour leur apprendre la gestion du stress plus tard en formation continue, encore faut-il que jeunes, on le leur ait inoculé !

Le stress pour ceux qui croient encore que c’est un signe de réussite, celui d’être très demandés et autres billevesées ou une drogue légalisée qu’on produit dans ses circuits imprimés – l’adrénaline – n’est en fait qu’un mot maquillé pour que vous n’en compreniez pas l’utilité pour ceux qui le stimulent et s’en servent à vos dépends. Le stress c’est de la peur, de la peur chronique ! Et quand vous êtes sous son emprise vous n’êtes pas des winners, vous êtes des bêtes aux abois qui courent partout et tout le temps pour échapper au chasseur !

                          Mercenaire dans une entreprise de lobotomisation à multiples accréditations internationales

Donc la naïve que j’étais, apprends à cette occasion qu’elle fait partie d’une entreprise de conditionnement pour gosses de riches doués afin de les transformer en esclave de luxe pour entreprises éthiques du côté « com, » machiavéliques du côté « off » et que leur plan de carrière est tout tracé ; de l’incertitude et de la désorientation permanente, de la course aux rendements contre une montre qui ne s’arrête jamais, du travail qui empiète sur toute la vie, de l’incapacité à maîtriser quoi que ce soit s’agissant du sens de son travail… Tout ça pour un bonus en guide de bouquet final : burn-out, dépressions, crises cardiaques, licenciements pour obsolescence à quarante ans passés et remplacement par des i.travailleurs étrangers.

Certes, j’aurais pu me consoler en pensant à l’ironie justicière de ce « projet éducatif » ; préparer à l’esclavage New-Age des étudiants qui pour beaucoup avaient intégré ce cursus pour manager, mot sympathique pour dire faire trimer avec (neuro)science, diriger et cost-killer leurs inférieurs hiérarchiques, mais je les aimais malgré tout trop pour les laisser aliéner sans rien faire et me respectais à nouveau suffisamment pour arrêter d’être une mercenaire à la solde de n’importe qui et n’importe quoi.

                          Just do my job et hisse et haut !

Alors j’ai juste décidé de revenir aux fondamentaux de mon métier et, pour faire mon métier, il n’y avait qu’une solution : être libre. Etre libre pour pouvoir donner matière à penser, manières de penser pour solutionner, créer et diriger avec succès durables. Fournir aussi des bases qui sont réellement des fondements et non des théories fumeuses bâties sur trois équations et sables mouvants, pour unir dans un même avenir, le développement de soi et le développement de notre action collective, au sein des entreprises, des associations, des structures politiques, des instances étatiques…

                          Warum ? Perque ? Pourquoi ? Why ?

Parce que nous sommes des humains, parce nous sommes des terriens, nous ne pouvons aller bien qu’ensemble, en liens interféconds et chacun épanoui dans son individualité à sa meilleure place.

jusdecitron plus petite

Ma mission si vous l’acceptez, 

vous donner plus de jus !