Déchetman, le plus grand des z’écolos

Hier je reçois le « courrier du cœur » édité à milliers d’exemplaires de l’écolo malin du coin, le chef de la déchetterie locale, je veux dire de « l’écolo centre de recyclage ». Sa tronche bien fière de lui sur le papier journal laissait déjà présager du coup foireux que la lecture dudit papelard allait confirmer.

Ça commençait par « cher éco-citoyen », une bonne technique de lèche qui annonce en général la pénétration anale. Ça continuait par une plainte à l’endroit des fameux écolo-citoyens. J’vous l’avais dit, ça sentait la merde ! « Voui », le Mister « Déchets, Gravats, Cacas » en chef avait un problème gravissime : les écolos jardiniers du coin lui ramenaient trop de taf. C’est ballot ! Y en a qui courent pour en dénicher et d’autres se plaignent qu’ils en ont trop.

En clair, après passage au décodeur, c’est la faute aux écolos citoyens qui font trop bien ce qu’on leur a demandé : recycler, amener eux-mêmes à la poubelle ce qu’avant, dans le temps de fort fort lointain où on avait des services publics, on faisait pour nous. Donc, du coup le loulou pas bien fin, il avait plus d’budget pour traiter les déchets verts. Non, c’est vrai ?  Il nous taxe chaque année une blinde pour nos très chères poubelles et avec ça, pauvres amis écolos, il ne peut rien faire de bien.

Donc, pour s’alléger les coûts et le turbin, il nous imposait la vieille solution miracle de tout politicard qui se respecte et qui a l’imagination qui ne s’est pas recyclée depuis trois générations de clampins ; le serrage de ceinture. Dorénavant le bon éco-citoyen se garderait ses déchets verts par devant lui et se verrait imposer des quotas en nombre de passages et en mètres cubes.

Je regarde sa tronche toujours satisfaire en haut à gauche du canular à la raison et je poursuis la lecture de sa bonne stratégie qui va sauver la planète. Pour que la facture prochaine n’explose pas – ah, elle a pas déjà explosé, là ? – chaque éco-citoyen se verra offrir une subvention de 100 euros pour s’équiper d‘un broyeur perso et sélectionné par « Déchetman » himself pour transformer ses branches et tontes en couverture végétale. Pas mignon ça ?

Ainsi, au lieu d’avoir un lieu commun avec un équipement communautaire pour diminuer l’impact carbone et l’impact économique du tri, nous aurions chacun un équipement onéreux et individuel qui servirait deux fois l’an, le tout made in China (merci la balance commerciale déficitaire) et qui aurait le mérite d’être constitué de ces ressources (métal, pétrole…) dont la terre est « inépuisable » comme d’être transporté sur des milliers de kilomètres en polluant l’atmosphère. Lol ! Ça c’est de l’écologie, les amis !

En Nouvelle-Aquitaine on a pas de sous pour payer une personne pour broyer nos déchets à tous et fournir gratos des copeaux à qui en a besoin pour sa permaculture, mais on a des sous pour rembourser des mille et des cents aux quidams du canton qui veulent se faire financer leurs gros joujoux broyeurs aux frais de la princesse. Dans la même veine, on préfère dans la région verser des minimas sociaux aux sans-emplois plutôt qu’un salaire en bonne et due forme pour un travail utile à tous. Le bon sens passé à la benne à ordure !

Donc, si on a des idées aussi « développement durable et local » on est en droit de se demander à qui profite le crime écolo ? Comme les mecs vont être bien emmerdés avec leurs déchets verts et qu’on fait l’apologie des méthodes écolos pour faire passer la pilule, c’est qui qui vont encore être les casse-panards de service ? Les vrais verts, pas les frelatés qui nichent à l’Elysée. Et c’est qui qui va gagner le marché des broyeurs à vente forcée ? L’ami du qui ? Et qui qui va toucher les pots-de-vin pas bio de son bon ami entrepreneur en machines agricoles ? Mais bon là je m’avance bien sûr, je n’ai pas de preuves, juste une présomption de « pas innocence ».

L’écologie, y’en a qui savent ce que c’est, demandez à De Rugy : une bonne machine à faire du fric en dépensant plus pour vider plus vite la planète ! Après tout, pourquoi ne pas gagner du temps de productivité et aller plus vite au cercueil ? La terre, foutue pour foutue, si on bouffe tout en dix ans, au moins on aura bien vécu !

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