Cardinal Pell : « Les Pires de l’Eglise »

Les pédophiles se suivent à la une de l’actualité dans un grand déballage que les médias endiguent avec maestria pour préserver les huiles coupables qui les emploient et dont certains aiment tant les enfants qu’ils les enlèvent, les séquestrent, les sodomisent, les violent, les brutalisent, les exécutent, les dévorent, boivent leur sang, vendent leurs organes et font sur eux tout ce qu’un humain encore sain ne peut concevoir exister. Oui, aujourd’hui le suffixe « phile » décrit une forme d’amour estampillée « Marquis de Sade » et dont la morale chrétienne originelle aurait vomi l’abjection.

Aurait !

Car aujourd’hui, une fois de plus, un prélat catholique fait le buzz pour la réitération de sa condamnation à la prison du fait de son « amour » des petits garçons.

Le citoyen pas encore totalement lobotomisé qui veut comprendre le sens de cette condamnation peut toujours fouiller sur le web à la recherche des chefs d’inculpation, le dossier est inaccessible, verrouillé par la « justice » elle-même.

C’est pourquoi les chers amis du cardinal pédo-consommateur, ont beau jeu de clamer son innocence urbi et orbi, les victimes sont muselées. C’est grâce à cela qu’un des grands journaux catholique ose nier le fondement de sa condamnation au motif il est vrai parfaitement fondé lui, que le cardinal plaide son… innocence. Le second organe de presse du même tonneau de son côté, donne des leçons de morale comme à l’accoutumée à ceux qui ne partagent pas son excellence de bonne conscience tout en passant sous silence ce petit fait sans importance : les sévices aux plus petits par l’un de leurs plus grands.

Dégoûtée par cette lubricité minimisée, je vais tenter d’apporter quelques pièces manquantes au puzzle occulté, en résumant en quoi consiste l’innocence de ces amateurs de chair fraîche qu’on ne trouve pas à la boucherie du coin, mais dans des pizzerias américaines spécialisées (cf. #pizzagate mais uniquement pour les cœurs bien accrochés). Je précise avant de commencer que je parle en connaissance de cause. J’ai moi-même été l’objet dans ma tendre enfance de leur affection dévastatrice suivie d’une thérapie éprouvante pour revenir de mon épouvante avant de suivre dans le cadre de mes compétences professionnelles des personnes ayant eu comme moi cette chance unique d’être l’objet de leur « tendresse ».

De fait, il apparaît chez les personnes ayant réchappé à la mort totale par attaque génitale que cette affection dévorante et pénétrante, débordante aussi, s’accompagne chez ceux qui en témoignent de mépris intégral pour leurs victimes, d’absence carabinée de compassion et de modération dans le vice et les sévices alors que dans le même temps ils se félicitent en société de leur prédestination au statut divin. Sacrés Dieu le Père Tout Puissant parce que plus grands que les bouts-de-choux qu’ils défoncent de quelques centimètres !

Ainsi, forts de ce sentiment de valoir tout et plus que tous et nous d’être rien et moins que rien, ils estiment, et nous sommes là dans une logique implacable, que nous ne méritons ni la vie ni quelque forme de considération que ce soit. Pour être au plus proche encore de leur fatuité, nous devrions être redevables à ces altesses sérénissimes qui font notre siège de nous pilonner le corps de leurs verges comme de vivre l’humiliation en tant que passeport pour l’humilité et laisser martyriser à jamais notre sens de l’humanité en disant amen à l’inique afin de donner une justification, une utilité à nos vies de poussières.

Mais ce n’est pas fini !

Maintenant que le tableau est esquissé dans des termes qui ne servent pas à masquer le viol sous un couvert de sexualité à plaisirs partagés, tendance marketée par la vilaine sorcière Schiasseblabla (voir ci-dessous la rubrique « Dans le même thème »), venons-en aux faits dans leur simplicité grotesque ; les vociférations d‘innocence de la bande de véreux sans appel des potes au cardinal Pell et par voie de conséquence l’accusation de déréliction des tribunaux australiens qui auraient fondé leur décision sur rien sinon les délires haineux d’une cohorte de victimes hallucinées ayant enduré les affres du procès au motif d’une cathophobie venue de nulle part, dirigée contre toute la communauté sans distinguo.

Ces comparses en innocence savent qu’il est innocent, ils le proclament, cela est pour eux sans l’ombre d’un doute.

Mais comme la vie m’a appris à être un tantinet taquine, voici que je me pose la question anodine : sur quoi se basent-t’ils pour être si sûrs de leur certitude ? Voyons.

La police vaticane a doté ses ecclésiastiques d’une puce GPS doublée d’un magnéto et d’une caméra infrarouge pour suivre tous leurs faits et gestes de l’ordination à la l’extrême-onction et les enregistrements n’ont montré que des ronflements, de l’évangélisation bon teint et des « Pater noster » à foison ?

Non, bien sûr que non.

Sur leur filature nuit et jour pour peser leur sainteté avant le procès final en canonisation ? Ils auraient de ce fait trouvé les actions miraculeuses du cardinal débraguetté mais pas les miraculés de ses bons offices, ceux qui en ont réchappé ?

Non, trop vieux le bon prince de l’Eglise au cœur de pierre, la technologie n’existait pas à l’époque de la première vague de plaintes.

Bon, non ! Alors ils ont eu le croque-minots en confession et qu’il n’a jamais avoué le moindre péché de chair ? Ça se tient s’ils considèrent qu’administrer les saints sacrements par voie anale, vaginale ou buccale est considéré par ces mêmes malades comme un des attraits de leur mission sacerdotale. J’exagère sur leur manque de lucidité mentale ? Jugez plutôt.

Un jésuite que je côtoyais un jour qu’il animait un stage d’écoute (confirmation de l’adage que c’est ceux qui en sont le moins dotés qui s’en targuent le plus), me qualifiait de non chrétienne au motif que je « croyais » aux anges et que les anges c’était pas chrétien… L’ Annonciation c’était qui Toto ? Il fondait son verdict d’excommunication sur le Christ lui-même parce qu’il était sa voix, son émissaire et qu’il avait, dixit, du fait de son entrée à la Compagnie de Jésus, une ligne directe ouverte sur son esprit. Jusque-là tout va ! Sauf que le Christ exclure ceux qui l’aiment, vraiment, ça ne prend pas.

Ici vous noterez que nous ne sommes pas dans l’esprit du surnaturel mais du tout naturel : la prise de melon cultivé sur lasagnes.

Donc, quand on fonde son verdict sur des voix qu’on attribue au divin alors qu’elles viennent de Satan en personne on a en effet toute latitude de penser que le vice et le satanisme valent innocence absolue. Tant qu’à délirer et inverser le sens du bien et du mal allons y jusqu’au bout ! Y a du bien à faire du mal, pas vrai ?

Cela étant il y a peut-être quand même un fondement à leur connaissance intime de l’innocence du N° 3, pas de Chanel, du Vatican, celui qui sent de moins en moins l’odeur de sainteté !

Oui, ils ont des capacités surnaturelles ! Je vous rappelle, à vous les incroyants, qu’ils sont l’élite spirituelle du monde, excusez du peu. Donc, ils ont des siddhis comme leurs collègues hindous. Les siddhis ce sont les pouvoirs exceptionnels, surnaturels, donnés par le créateur aux saints hommes pour récompense de leurs ascèses, dévotions et service altruiste au genre humain. On compte parmi eux l’ubiquité et le don de lire dans les âmes. Nous y voilà ! Ces protecteurs du riche sous-pontife ont lu dans sa mémoire atmique qu’il était pur comme un agneau naissant et suivi son parcours dans la vie minute après minute, vérifié H24, 7/7, 365/365 par voie psychique sa conduite pour n’y déceler que bonté et bien absolu. Ils savent parce qu’ils sont dans sa tête ! C’est bien sûr !

Mais, car il y a un mais, une autre causalité n’est pas à éliminer d’emblée. L’innocence donnée par la fonction, l’habit qui fait le moine, la calotte qui fait le prépuce virginal quelles que soient les fanges où il trempe ! Oui, ils ont été bénis une fois pour toute, aux yeux de tous et cela les libère de gagner le ciel par leur conduite. Ils ont le ticket pour le paradis et quoiqu’ils fassent et quoi qu’ils disent ils sont clean à la vie à la mort.

Ce vieux truc de la vertu par l’habit bien qu’infiniment éculé marche toujours sur les foules endormies. Ainsi les plus que condamnables donnent dans le caritatif à tout va, s’inscrivent au barreau pour rendre justice, font dans le social pour s’octroyer qui une auréole pour faciliter leur abus, qui un blanchiment au karcher de tous les excréments qu’ils rejettent ad libitum sur leurs enfants.

Alors le gogo qui voit le spectacle de la crasse du monde sous l’angle de la télé croit ce qu’on veut qu’il voie, le sigle sur le manteau, et rejette avec force ce qui se cache sous les ceintures et que veulent dévoiler en justice ceux qui agissent pour que les crimes à notre humanité cessent ; les victimes, je veux dire les accusés coupables de dénonciations trouble-fêtes !

A moins que ce procédé pas très fin serve à tout un chacun pour masquer des méfaits de niveaux divers et qu’on croie les trompeurs pour se rassurer de ce que nos tromperies à nous sont bien protégées aussi par nos habits ?

Yes ! L’homme dans son grand art de maquillage messieurs, mesdames. L’art de composer avec ses tâches, de leur donner fière allure ! Avec ça la justice est servie, les agneaux étripés peuvent toujours couiner, les loups sont bien protégés et l’enfer sur terre pas prêt d’être rédimé.

Maintenant si vous aimez vos enfants, faites pour eux ce que presque personne d’autre ne fera : veillez sur eux sans relâche et des autres soyez suspicieux même s’ils en prennent ombrage.

 

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