Buzze la Sringue

Petit conte pour les libres cogiteurs que j’aimerais tellement croire dénué de réalité.

Attention, cette histoire à faire des histoires a été codée pour échapper à qui vous savez, l’I.A. de nos amis de la liberté de penser qu’ils n’aiment que censurée.  

A vous de craquer les codes !

Un beau matin de juin dans notre vaillant pays de râleurs patentés, l’épidémie de gronchonite a pris trois points sur l’échelle de l’urticaire, celle qui cumule les points de grattage, pas ceux où t’as une chance au tirage ! Tout ce remue méninge des encéphales pas encore tout à fait lobotomisés et des fringants gosiers habitués à jeter leur ire par-dessus les ondes, s’est mobilisé les cordes vocales parce qu’un agent qui promettait d’être viral, venait de coloniser subrepticement le corps déjà passablement gangrené de la République.

Buzz la Sringue, puisqu’il s’agit d’elle, faisait son entrée au gouvernement des futurs repris de justice, la mine réjouie, le ton sûr de lui et des jupettes qui lui seyaient mieux aux gambettes que sa blouse blanche abandonnée, rapport à un blanchisseur qui n’arrivait plus à en restituer l’immaculé.

 

« La santé pour l’infini de l’au-delà »,

telle était sa devise ! Et ouiche, c’est qu’elle voyait loin la frelonne, elle avait sorti de la statistique une donnée à faire peur, un grand péril à rire jaune, une épidémie à flipper, un agent pas encore masqué qui s’multipliait comme des lapins qu’ont la trique, la surpopulation qu’ils la nommaient. Ça menaçait, ça grouillait, ça s’répandait et elle et son équipe étaient bien décidés à endiguer la menace pour sauver la santé, la vraie, la seule qui compte, la leur. C’est qu’elle était du genre à te faire croquer une pomme empoisonnée à la blanche neige, une sorte de poudre mi nanoparticules, mi perturbateurs endocriniens, enrichie au glyphosate, une de ces recettes d’apothicaire sortie tout droit d’un ancien grimoire de la maison Fitazer qui fait dans le létal viral, de l’alchimie à la chimie sans jamais verser de larmes pour son dégât colossal. 

Endormis un temps par l’aspect propret et au demeurant pas vilain dudit intrus, la gente aboyeuse fit une réaction allergique foudroyante quand Buzette, énonça du haut de sa science dûment diplômée et grassement rétribuée, que dorénavant tout petit humain quand il naitrait au milieu des fromages qui schlinguent, se verrait automatiquement piqué au derche, par séries successives de seringues au contenu labellisé haute innocuité pas vérifiée, d’une armada sélectionnée à la va comme j’te pousse la science de killers et déglingueurs officiels de l’humanité, le tout additionné de gentilles substances dézingueuses de neurones en préparation magistrale !

Pour convaincre les nouveaux parents de piquouser leurs marmots en série, elle leur serina une vieille comptine qui devait leur endormir le cogito illico. « Venez venez petits, venez à la vie à la rencontre de la diphtérie, de la coqueluche, des oreillons, de la polio, de l’hépatite B et tous ses amis ! Sur l’Ile aux enfants de la bonne fée Buzz la S’ringue, tu apprendras comment lutter dès ton deuxième jour contre les pires pestes de l’humanité ! Ce sera fun ! Comme un jeu d’arcade pour tes immunoglobulines. Quand tu te feras attaquer par les méchants virus de tous bords et tous pays, tire sur tout ce qui bouge et fais-le vite, car toi tu peux pas t’tirer ! Les plus forts seront des cadors, les perdants des « cas dort » » ajouta-elle d’un rire mielleux qui en cachait mal le sardonique.  

Entendant cela une horde de rageux enragés piqués de science mais au ban du non docte orthodoxe ordre des french docs, lui fit entendre une autre chansonnette. Des trucs comme quoi y avait présomption d’effets délétères des adjuvants contenus dans ses bibines, vous voyez le genre, tout à fait tisteplocom (pensez verlan pour décoder le mot interdit). D’autres notèrent avec une mauvaise foi de gens qui croient à ce qu’ils voient, que les cas d’autisme suivaient une courbe qui cloche vers des sommets sans sommet et que, bizarrerie bizzare, ils suivaient à la trace celle de la course à toujours plus de p’tits trous d’asticots dans les gigots ! D’autres encore, catégorie de pleurnichards toqués, retoqués lanceurs de plaintes par les as de la sémantique qui nique le véridique, tentèrent de détourner les masses à grand renfort de mise en scène tragique de leurs pseudos accidents « cinauxvac ».

J’explique pour ceux qui ne connaissent pas la planète où vit notre héroïne, que dans son monde, si c’est un patient qui fait un lien de cause à effet entre un médoc qu’on lui a fourgué et un symptôme qui s’est juste après pointé, c’est un diagnostic en toc qui t’met illico sur la liste des toc-tocs alors que si le toubib consulté fait pas de lien entre c’que t’as et c’que t’as pris, son ignorance vaut compétence tandis qu’il fait passer ton signalement à l’as pour éviter d’se la décarcass’.  

La Buzz quant à elle, n’étant pas experte en dentelle mais en arsenic thérapeutique et prophylaxie dogmatique, ajouta à ça que si elle avait dit que ça marcherais, çà marcherais, non mais ! Des fois on cherche des arguments, alors qu’elle, en bon politique, sait que l’efficacité se décrète, que l’article de loi fait foi et que l’obligation te le mets dans le baba.

Si après ça il existe encore des irréductibles gogos, des gaulois hérétiques en la secte médicale, qui veuillent brailler dans leurs braies et faire face tous seuls aux maladies, notez qu’il en reste quand même encore des milliers qui peuvent les faire capoter tous et pour lesquels il n’existe pas encore de saintes aiguilles, on leur fichera une dérouillée d’emprisonnement et une avoinée de pénalités. Comme ça ils sauront que les « kcinvas » préservent au moins de deux maladies : l’enfermement abusif et l’amende ! Ah les techniques de motivation, ça sent le Moyen-âge à plein nez !

Bon, cela dit, ils sont forcément innocents, la serial piqueuse et sa bande de vieux argousins. Ils croient tellement dur comme aluminium à l’innocuité de leurs arsenal thérapeutique qu’ils veulent faire comme aux States, où les p’tiots GI Joe souffrent de maladies chroniques à un taux anormalement haut, leur coller un calendrier de fléchettes à darder over booké. Car qu’y disent, le nôtre c’est pour les planqués, les attardés qui s’font l’immunité à la ringarde et à l’ancienne, en se frottant à la vie !

C’est que l’immunité, selon la branche financière de leur entreprise de santé privée actionnarisée, ça consiste à faire entrer dans la loi à grand renfort de dessous de tables labellisés CBL (Caïman, Bahamas, Luxembourg) le principe du « salopeur encaisseur ». En effet, au pays des «garçons vaches » l’état est chargé d’indemniser les victimes, enfin je veux dire ceux qui ont eu le mauvais goût de se faire une maladie avec quelques injections. Donc, puisque là-bas les labos encaissent les bénefs et l’état décaisse pour les pertes, on va importer le procédé chez nous puisque le gogo laisse tout passer !

Là, le minoritaire qu’a une minute à perdre à se faire un rubik’s à la matière grise, voit poindre un motif d’interrogation. Pourquoi se prémunir contre une probabilité de procès à grosses pénalités si le risque sanitaire des Kcinvas n’existe pas ? « Le raisonnement scientifique a ses raisons que l’homme de science doit ignorer. »

Mais pendant que d’aucun s’interrogent, doutent, et redoutent, notre pote doctoresse a déjà sorti un autre outil qui pique de sa perfide mallette ; la trique ! « Nous demandons aux familles de se pointer urgemment chez les hommes du dard et de faire injecter leurs mômes fissa fissa» annonça-t-elle. Pour stimuler l’inoculation en chaîne, elle sema en sus la panique dans les rangs des pétochards patentés en suggérant que ce sont les sains qui mettraient en péril les piqués.

Là, le fada et la nana qu’ont un peu été à l’école, ils pigent pas bien. Si t’es « vakx-ciné » t’es pas censé être immunisé ? Comment tu pourrais alors la choper la maladie ? Voudrais dire que le kcinva protège de rien ? Monsieur et madame froussard au contraire n’y voient que feu et flamme et invectivent les malheureux libre penseurs qui aimeraient les protéger en joignant le gnon à la parole.

Donc, tu vois l’ami, depuis que dame piqueuse a débloqué… des millions de doses, il existe une zizanie en Hexagonie. Les plus intelligents contre les plus cons. Les plus smart guys soutiennent que sans test préalable et sans recul nos moutards seront aptes à faire ce qu’aucun p’tiot d’aucune espèce n’a jamais fait avant lui, répondre victorieusement dès la sortie du ventre de leur mère et sans dégât collatéral à la charge combinée d’une tripotée d’agents gravement pathogènes associée à un cocktail riche en produits biologique pas très fins, en agents chimiques incertains qu’ont échappé en catimini à la certification Seveso.

Les plus neuneus d’en face quant à eux, qui compassionnent avec les sans cerveau qui chialent que de malencontreuses piquouses leur ont bousillé leurs gosses, voudraient qu’on attende que l’ennemi soit un peu plus calamiteux, genre hécatombe de diphtérie à Paris, hépatite B se propageant par voie aérienne, malades de polio déambulant dans nos ruelles avant de se lancer dans la grande croisade guêpière de la Buzz ! Et elle voudrait des études scientifiques crédibles, genre une comparaison entre les contrées des piqués en gros et celles où on pique sur mesure, au minimal, à l’optimal.

A ce stade des affrontements, je ne sais pas qui va gagner bien que les enseignements du passé ne plaident ni pour la précaution ni pour sa frangine modération. La seule chose que je sais, c’est que les labos devraient s’attaquer dare-dare à trouver un « kcinva » contre deux des plus grands fléaux récurrents de l’humanité : l’inconscience et l’inconséquence. Mais bon, ils ne chercheront pas, ils sont déjà certains que ça ne leur rapportera pas !

 

Moralité

 

Les gens n’aiment pas douter, se questionner, ils n’aiment que la sécurité sur parole, les promesses garanties sur leur cécité, les assurances à l’emporte-pièce qui font l’impasse sur d’importants détails. Etudier c’est pinailler. Analyser, c’est perdre du temps. Gagner du temps c’est gagner tout court. Même quand le temps perdu bien employé aurait pu  rallonger le chemin du berceau au tombeau, il faut foncer tête baissée. C’est pour cela qu’ils choisissent des experts en self confiance décervelés, pour leur dire quoi faire et que penser.

A ces besoins de dormir tranquille, de vivre peinard et couard, répondent quelques aigrefins malins. Aussi, quand le prévisible « coup du sort » arrive, ils osent en incendier celui auquel ils n’ont jamais cru d’un :  » Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour mériter çà ? » Rien, t’as rien fait, t’as juste voté, suivi, obéi. On ne t’a pas dit que refuser de réfléchir c’était aller plus vite aux pièges et mourir ? 

Bon, maintenant tu sais. Alors tu ne te plaindras pas quand le véreux Varan, amant super barbant de la Buzz étendra la grande croisade des taons piqueurs aux grands. Et s’il en résulte pour toi du bobo, gardes toi de te plaindre mais sache que nous serons quand même amers quand nous nous dirons : « Je le lui avais bien dit. »

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